Histoire et valeurs

vendredi 15 octobre 2010, par Nicolas MARTIN

1 - Historique

Plus connue sous l’appellation Guinée 44 qui fut sa dénomination d’origine, Coopération Atlantique, est une association (à but non lucratif - loi 1901), sans appartenance politique ou confessionnelle, créée en 1994 à l’initiative du Conseil Général de Loire-Atlantique afin de développer une coopération citoyenne entre les acteurs du Département et les habitants de la Région de Kindia en République de Guinée.

Pendant près de 12 ans, l’Association a concentré ses efforts à Kindia en Guinée dans des projets de renforcement des capacités d’acteurs locaux sur quatre champs d’intervention très larges qui sont : l’Agriculture, l’artisanat, la jeunesse et la décentralisation et dans un esprit de développement local. Pour cela, Coopération Atlantique a fait appel à de nombreux acteurs professionnels et bénévoles de son territoire qui ont progressivement et durablement tissé des liens avec leurs homologues guinéens.

Coopération Atlantique a également développé de nombreuses actions d’éducation au développement (concerts, expositions, animations et formations) en direction des jeunes, des décideurs et du grand public du Département de Loire-Atlantique.

En 2006, forte de son expérience passée et à la demande de plusieurs partenaires français et étrangers, l’Association est sollicitée pour étendre ses activités à l’échelle régionale et au-delà. Coopération Atlantique se transforme alors en ONG de solidarité internationale, renforce ses compétences dans le secteur de l’Eau et de l’Assainissement et ouvre un premier projet au Cameroun en partenariat avec Nantes Métropole.

L’interruption fin 2008 de la coopération décentralisée entre le Conseil général de Loire-Atlantique et Kindia en Guinée conduit l’Association à repenser son projet associatif et décide dans la foulée de faire évoluer son nom : Coopération Atlantique est née.

La réflexion sur son projet associatif tient compte d’une part des acquis d’une coopération de territoire à territoire et de son approche par le développement local, d’autre part de son expérience sectorielle. Ainsi, Coopération Atlantique a engagé une vaste réforme de son projet associatif l’amenant vers un recentrage de ses activités autour de projets plus spécifiques dans les domaine de :
- l’accès à l’Eau et à l’Assainissement
- l’agriculture et le développement rural
- l’insertion socio économique des jeunes.

Dans ces domaines l’association n’agit jamais seule, mais conduit des consortiums d’acteurs franco-guinéens et des programmes dont la mise en œuvre vise au renforcement des acteurs locaux et des dynamiques structurantes dont ils peuvent être les artisans sur leur territoire.

Coopération Atlantique compte à ce jour une équipe multiculturelle d’une vingtaine de collaborateurs dont la plupart sont sur le terrain en Guinée et d’un réseau d’une centaine de bénévoles très actifs.

2 – Nos objectifs et nos valeurs

Coopération Atlantique s’est donnée pour objet de faciliter ou mettre en oeuvre des actions de coopération et de solidarité internationale dans le cadre de projets de développements locaux portés par les acteurs des territoires.

Fortement influencée par les projets de coopération décentralisée qu’elle a mise en œuvre pendant plus de 10 ans, l’Association est très attachée à la notion de développement local qui consiste à appréhender les problèmes et les solutions dans leur globalité et leur complexité.

C’est pourquoi, Coopération Atlantique cherche à construire, au travers de diagnostics participatifs, une connaissance approfondie du territoire et des acteurs avec lesquels elle collabore.

Lors de la conception puis la mise en œuvre des projets, l’Association adopte une démarche partenariale croisée qui consiste à associer de manière équilibrée des acteurs de la société civile, des autorités locales mais aussi des autorités nationales dont le respect de la souveraineté est essentiel.

Si les actions conduites sur le terrain doivent répondre à des besoins concrets exprimés notamment par des populations en situation de fragilité, l’Association veille également à mettre en place des mesures de renforcement de capacité de ses partenaires leur permettant de se passer de l’aide et d’acquérir l’autonomie suffisante pour être maître de leur destin.

Ses domaines d’interventions privilégiés : l’accès à l’eau potable et l’assainissement, l’agriculture et le développement rural, l’insertion socio-économique des jeunes, font référence à la fois à des droits essentiels et besoins vitaux (l’eau potable, une alimentation saine...), à des enjeux majeurs de développement (la lutte contre l’exode rural, l’emploi des jeunes...) sur lesquels il parait prioritaire de concentrer les efforts, et à des champs d’expertise de l’association.

Si les plus pauvres font l’objet d’une attention particulière, l’Association attache également une importance à la participation active des jeunes au développement.
En effet, la participation sociale et politique des jeunes est un apprentissage aux conditions et aux valeurs de la démocratie

Cet engagement se traduit par une forte corrélation entre les actions et les réflexions menées avec nos partenaires en France et à l’étranger.

Enfin, consciente du fait que les pays du sud seront demain les premiers impactés par les effets du réchauffement climatique, Coopération Atlantique porte une préoccupation environnementale transversale sur l’ensemble de ses activités

3 – Nos moyens d’actions

Les projets de développement internationaux :
Sur des valeurs de réciprocité et de partenariat, Coopération Atlantique met en œuvre ou accompagne des projets d’aide au développement

La formation et le conseil :
Coopération Atlantique propose aux porteurs de projets un accompagnement adapté en montage de projet de développement et des cycles de formations construit sur demande.

L’éducation au développement :
Coopération Atlantique anime, en Pays de la Loire, des temps de sensibilisation et accompagne des jeunes dans leurs projets de solidarité internationale.

Le plaidoyer :
Coopération Atlantique participe régulièrement a des campagnes d’interpellations des citoyens et des politiques sur des thématiques précises. Ex. : "AlimenTerre", Ultimatum climatique.